12 heures – Simon West

    12 heures – Simon West

    stolen-2012-image09En cette période estivale, Metropolitan n’hésite pas à faire les fonds de tiroir en sortant dans les salles 12 heures, le dernier film de Simon West (Les Ailes de l’enfer, Tomb Raider, Expendables 2), qui ne méritait sans doute pas mieux qu’un Direct-to-DVD. Reste alors la perspective d’une bonne vieille série B avec un Nicolas Cage en roue libre… Première déception, presque une hérésie. Ce n’est pas Nicolas Cage qui est affublé de la plus improbable perruque mais Josh Lucas, qui joue le méchant de service. Un scandale, même si la longue chevelure blonde du personnage mérite presque à elle seule le déplacement.

    Quelques-uns des récents films avec Nicolas Cage méritent le détour uniquement (ou presque) grâce à son jeu d’acteur, qui oscille entre la caricature, le génie et la folie. A Hollywood, Nicolas Cage apparaît comme un cas unique. Ses choix de films semblent échapper à toute logique. Il faut savoir qu’il est le genre d’acteur capable d’accepter de tourner dans Hell Driver parce que son personnage doit se faire tirer dans l’œil, et que c’est quelque chose qui lui fait envie. En toute simplicité.  Il en ressort une filmographie inclassable où les nanars se mêlent à de grands films, comme le récent Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans de Werner Herzog. La Nouvelle-Orléans, c’est justement là où nous entraîne Simon West, à travers une course poursuite prenant place le jour de son fameux carnaval. Inutile toutefois d’y voir une quelconque filiation, ni même une quelconque réflexion post-Katrina (on n’est pas là pour ça !), les deux longs-métrages n’ont absolument rien à voir.

    Le réalisateur des Ailes de l’enfer s’approprie ici un scénario éculé où Nicolas Cage dispose de douze heures pour amasser 10 millions de dollars s’il veut revoir sa fille vivante. Forcément, on pense à Taken, dont le titre américain (Stolen) semble directement faire référence. Si l’on perd le discours fasciste du film de Pierre Morel (et c’est tant mieux), on y perd également du côté de la réalisation, qui se montrait plutôt correct lors des scènes d’action. Là, sans que ce soit foncièrement mauvais, rien n’accroche. Tout semble avoir été réalisé en mode automatique, à l’image de Nicolas Cage qui trouvait sans doute ça cool de retravailler avec Simon West. Bref, autant dire que sans un Nicolas Cage sous ecsta, le film est à peu près nul.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

    • facebook
    • google
    • twitter

    Défendez votre point de vue