35 rhums – Claire Denis

    35 rhums – Claire Denis

    19039993.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCe que j’aime en particulier, c’est à quel point Claire Denis a confiance en sa mise en scène (tout passe par elle), et donc en le spectateur. Et comme souvent avec la réalisatrice, elle filme les acteurs à merveille. Leurs gestes, leurs regards.

    C’est perturbant parce que 35 Rhums laisse presque constamment l’impression de nous échapper, mais dans le même temps, il s’avère totalement limpide. Il suffit d’une accolade, d’une réplique, d’un regard, pour comprendre que ce qui se joue sous nos yeux est le deuil d’une vie de couple entre une fille et son père.

    C’est un film qui prend son temps (les très beaux plans en RER, la BO), qui fonctionne presque comme un puzzle qui se forme, au fil du temps, lorsqu’on commence à comprendre où la réalisatrice veut en venir. Il y a un état de grâce, une douceur dans ce film, une poésie aussi (l’éblouissante scène de danse dans le bar, notamment).

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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