Blockbusters 2013 : séance de rattrapage

    Blockbusters 2013 : séance de rattrapage

    En attendant de voir Lone Ranger ainsi que la sortie d’Elysium ce mercredi, retour sur quatre blockbusters qui ont marqué cette saison 2013 :

    STAR-TREK-INTO-DARKNESS-Image-01Star Trek Into Darkness – J.J. Abrams

    D’abord une belle idée contenue dans la figure donnée au terroriste, et qui fait écho à la traque de Ben Laden. La tentation est grande ici de l’éliminer. Mais le film nous dit qu’il est plutôt préférable de le neutraliser (via la cryogénisation) pour mieux le comprendre/combattre. Star Trek Into Darkness va même plus loin puisque le salut du héros passe même par son assimilation, non par une exécution qui lui aurait été fatale. Sinon, le film joue brillamment sur les différences de mouvement. Aux longues discussions statiques par vaisseaux interposés se substituent des scènes d’action où la caméra ne semble intéressée que par l’énergie qu’elles produisent.  De bon augure pour le prochain Star Wars

     

    1LesPetitesMains_Superman_Man-of-SteelMan of Steel – Zack Snyder

    Pesanteur et légèreté. Tout l’intérêt du film réside à mon avis dans ce contraste entre la capacité du super-héros à voler et la lourdeur du corps de Superman (l’homme d’acier), qui semble constamment l’attirer sur la terre ferme (et finalement le rendre humain). Tout semble se jouer sur cette opposition, que l’on retrouve d’ailleurs dans la machine à gravité du Général Zod, et qui consiste à élever les éléments pour mieux les faire s’écraser. Film de destruction massif, vu comme un antidote au 11-Septembre, Man of Steel n’est jamais meilleur lorsqu’on y retrouve la patte de Snyder (la mise en scène), alors qu’il vire à l’anecdotique lorsqu’on y sent celle de Nolan (le scénario éculé). Soit là encore, la légèreté, d’un côté, la lourdeur, de l’autre.

     

    screen1World War Z – Marc Forster

    Franchement, je m’attendais à pire avec Marc Forster derrière la caméra, réalisateur de l’horrible A l’ombre de la haine ou du plus mauvais James Bond starring Daniel Craig, Quantum of Solace. World War Z offre même quelques séquences réussies comme la toute première attaque (qui lorgne vachement du côté de La Guerre des Mondes de Spielberg) ou encore la séquence dans l’avion. On aussi le droit à de beaux plans de grue où l’on peut apercevoir les zombies s’agglutiner pour passer au-dessus des murs de Jérusalem (belle idée). Le relatif échec du film, on le doit en partie au scénario, lequel multiplie les aberrations (la scène où les personnages rejoignent à vélo l’avion sans penser à huiler la chaîne – les zombies réagissent au son) et autres absurdités (la manière dont termine le virologue, digne d’une scène d’Hors d’atteinte de Soderbergh sauf qu’il n’y a ici aucun second degré). Même lorsque World War Z parvient à créer une certaine tension, c’est gâché par des scènes idiotes comme celle où le zombie claque des dents pendant cinq minutes devant la vitre…  Plus généralement, on sent que le paquet a été mis dès le début. Ça s’essouffle assez vite. Et on nous balade autour du monde pour rejouer à chaque fois la même séquence. Dommage même si l’ensemble se laisse regarde avec plaisir.

     

    vlcsnap-2013-07-22-18h42m08s179Wolverine : le combat de l’immortel – James Mangold

    J’en ai déjà parlé un peu ici mais le film mérite que je m’y attarde encore un peu. Notamment pour sa très belle introduction qui, comme le premier épisode des X-Men, prend place durant la Seconde Guerre Mondiale. On quitte cette fois l’Europe et les camps de concentration pour le Japon, quelques minutes avant le bombardement de Nagasaki, reproduit de manière spectaculaire. La séquence permet immédiatement de se focaliser sur le corps brûlé de Wolverine, lequel finit toutefois par se régénérer rapidement. Mais si ce corps lui a permis de sauver une vie, l’immortalité prend finalement la forme d’une malédiction. A la manière du Superman II de Richard Lester, le héros aux griffes acérées aimerait ainsi devenir mortel. Mais le cheminement du récit n’est pas nécessairement de montrer qu’il est condamné à cette immortalité mais plutôt que c’est cette immortalité, cette capacité à encaisser les coups, qui fait de lui ce qu’il est intérieurement. Il faut voir ainsi la très belle scène à cœur ouvert, laquelle vient s’ajouter à au moins deux autres belles scènes, celle sur le train et celle où il se retrovue criblé de flèches reliées à des cordes. Si le long-métrage pose un regard intéressant sur son héros (il s’intitule simplement The Wolverine en version originale), il n’en reste pas moins un film d’action d’une belle simplicité.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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    1 Commentaire

    1. Iron Man 3 – Shane Black | Critikall · 29 août 2013 Répondre

      […] on ne peut pas dire que ces derniers aient brillé par leur scénario. Qu’il s’agisse de Man of Steel et ses passages obligés un peu lourds, ou Pacific Rim et ses personnages inexistants, mais aussi […]

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