Che – 1ère partie : L’Argentin – Steven Soderbergh

    Che – 1ère partie : L’Argentin – Steven Soderbergh

    che2-1024La mode des biopics actuels (et le Che n’y échappe pas) est de proposer un montage alterné, qui mêle différentes périodes de la vie du personnage. Lors des toutes premières minutes du Che, Soderbergh nous balade d’une année à l’autre sans avoir peur de perdre son spectateur.

    Fort logiquement, c’est ce qu’il finit par se passer. Et s’il va assez rapidement suivre une trame plus linéaire (se contentant d’insérer des séquences d’interview à New York), pas sûr que Soderbergh parvienne à récupérer ses spectateurs.

    Si le Che était une sensation, ce serait le vide. Mais en même temps, c’est sans doute le point fort du film (ne rien montrer du Che, ce qui a fait son culte), sauf que c’est un choix risqué que la mise en scène de Soderbergh ne parvient jamais à transcender. Alors on s’ennuie. Beaucoup. Pas une scène qui parviendra à nous donner un coup de fouet, qui réussira à élever le parti pris (qu’on peut pourtant trouver judicieux).

    Dès lors, si les premières minutes font office de fourre-tout (où chaque scène finit par s’annuler entre elles, excepté le repas avec Fidel), par la suite, on aurait presque préféré que Soderbergh se contente de montrer le meneur d’hommes qu’est le Che, son combat, les tactiques militaires, plutôt que d’entrecouper son film de passages d’interviews qui n’apportent rien. Parce que oui, on peut trouver la dernière demi-heure intéressante même si, là encore, on cherche en vain un talent de mise en scène.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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