Coraline – Henry Selick

    Coraline – Henry Selick

    coraline_doorDéjà dire que c’est mon premier film en 3D numérique. J’ai jamais été intéressé par ça mais je dois avouer que le film m’a ôté de nombreux a priori. Le jeu sur la profondeur de champ n’est pas inintéressant, notamment.

    Bon, ce n’est pas encore très bien exploité mais je suis très impatient de voir ce que Cameron va faire avec ce nouvel outil. Et ça fait un peu mal au crâne aussi pour lire les sous-titres, par contre. Et les grosses lunettes, c’est pas hyper confort (surtout qu’il faisait une chaleur d’enfer dans la salle).

    Sinon, Coraline. Ben, c’est pas mal. C’est encore un peu trop Burtonien à mon goût, mais j’ai trouvé ça moins niais (moins adolescent) et nettement plus sombre. Sorte de relecture d’Alice au pays des merveilles, le film est intéressant dans sa façon de traiter de l’enfance-adolescence (tuer la mère).

    Mais c’est surtout esthétiquement que c’est intéressant. Dans son rapport entre le virtuel et le réel. Et comme un ami me le disait, il y a quelque chose de l’ordre du jeu vidéo en effet (y compris scénaristiquement sur la fin, avec la récupération de trois objets avant d’affronter le Boss du monde). J’aime aussi cette scène où le blanc envahit peu à peu l’écran (numérique). Tout joue en fait sur une forme de dualité dont les frontières sont sans cesse éprouvées : les deux mondes de l’histoire, le jeu sur les miroirs, le numérique et le stop-motion, mais aussi la 3D qui vient casser les deux dimensions de l’image.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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