Die Hard : belle journée pour mourir – John Moore

    Die Hard : belle journée pour mourir – John Moore

    a-good-day-die-hard-5-bruce-willisDe la franchise, on retient avant tout les premier et troisième volets réalisés par John McTiernan, même si le second et même le quatrième n’ont pas trop à rougir de la comparaison. Avec la saga Alien, Die Hard apparaissait comme l’une des plus belles réussites d’Hollywood. Jusqu’à ce cinquième épisode, mal fichu, raté, indigne de ses prédécesseurs.

    Très vite, on comprend que le programme qui s’annonce ne va pas retrouver ce mélange entre action et comédie propre à la série. Enfin si, il en reprend plus ou moins les codes mais c’est tout simplement mauvais. Si John McClane s’est souvent retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment (parfois en lui forçant la main comme dans Une journée en enfer), ici, il donne surtout l’impression d’errer sans vraiment être désiré (c’est d’ailleurs le reproche fait au début par son fils). Comme si Bruce Willis s’était retrouvé sur le tournage d’un mauvais film d’action et qu’il avait fallu improviser un cinquième volet à la série Die Hard. C’est pourtant lui qui sauve ce qu’il peut sauver dans ce cinquième épisode (autrement dit, pas grand-chose), quand bien même on lui colle dans la bouche les répliques les plus moisies de la franchise (« je suis en vacances », gimmick pas drôle qu’il répète à longueur de film). Mais sa seule présence ne suffit malheureusement pas à faire oublier le malaise.

    Si les mises en scène de Renny Harlin et de Len Wiseman souffraient déjà de la comparaison avec la réalisation de John McTiernan (et sa gestion de l’espace époustouflante), on relativise une fois qu’on a subi celle de John Moore. Si dans la dernière partie, il arrive presque à tenir correctement une scène d’action, il faut avant cela en passer par une première course poursuite absolument catastrophique. Cette dernière met en scène trois protagonistes mais la réalisation et le montage sont d’une telle nullité qu’on arrive à ne plus savoir qui poursuit qui. Aucune grammaire ne semble respectée dans cette scène filmée n’importe comment. Bref, si un sixième volet venait à voir le jour (on ne sait plus très bien s’il faut redorer l’image de la série ou arrêter le carnage dès maintenant), on espère que la 20th Century Fox pensera cette fois-ci à mettre un vrai réalisateur derrière la caméra.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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    2 Commentaires

    1. White House Down – Roland Emmerich | Critikall · 12 septembre 2013 Répondre

      […] House Down aurait pu être le digne cinquième volet de la série Die Hard, à mille lieues de l’étron réalisé par John Moore. Une belle […]

    2. Ptibruno · 6 juillet 2013 Répondre

      Faut que willis se fait vieux pour ce genre de role .
      Si en plus la real et les second roles ne suivent pas .

    Défendez votre point de vue