G.I. Joe – Le réveil du Cobra – Stephen Sommers

    G.I. Joe – Le réveil du Cobra – Stephen Sommers

    18997149.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEt je m’attendais franchement à pire. Je l’ai déjà quasiment oublié, bien sûr, mais c’est intéressant si l’on veut un peu prendre le pouls du cinéma d’action hollywoodien. Là où Terminator 4 tentait de reprendre une esthétique passée, G.I. Joe se veut un film de son époque. Comprendre que ça explose à tout va, que les effets spéciaux inondent l’écran et que la mise en scène essaie péniblement de suivre tout ça (elle n’y parvient jamais).

    Ce qui le sauve, c’est son énergie, cette façon dont Stephen Sommers joue avec ses personnages, véritablement réduits aux jouets articulés d’Hasbro. Il les balance contre un tramway étrangement placé en plein cœur de Paris, il les fait chuter de plusieurs mètres, rebondir sur des toits… Nulle réflexion sur le corps ici (comme des personnages de jeu vidéo, ils sont lavés de leurs blessures la scène suivante), juste un plaisir de gosse qui consiste à balancer sa marionnette à travers un décor fictif, à nous refaire le coup de Dark Vador, à nous placer des flashbacks kitchissimes narrant une rivalité vieille de trente ans.

    Et le pire, c’est que ça fonctionne. Un temps. Le temps d’une séance puisqu’on ne s’y ennuie finalement pas trop. C’est peu, mais c’est sans doute ce que Stephen Sommers peut faire de mieux.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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    1 Commentaire

    1. ConiP · 8 juillet 2013 Répondre

      Pas vu celui-ci mais c’est pas une grosse perte.
      J’ai vu le conspiration par contre. Ca n’apporte rien de neuf même si l’on peut souligner une superbe scène de haute voltige en montagne et une scène pleine d’humour autour des déclencheurs de bombes H.

      Bref, on s’amuse, on en prend plein la tête et tout ça sans réfléchir… c’est parfois suffisant 😉

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