Le Vertige – Abel Ferry

    Le Vertige – Abel Ferry

    19098257.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxVertige, c’est The Descent à la montagne. On ne joue pas ici sur la peur du noir ou la claustrophobie mais sur la peur du vide. D’où une première partie où l’on suit un groupe de jeunes en pleine randonnée : escalade mouvementée et passage d’un pont au-dessus du vide. D’autant que, forcément, y en a un dans le lot qui a le vertige (le boulet, quoi).

    Sans être vraiment efficace, le film se suit avec un certain intérêt. Même si le réalisateur a manifestement regardé le Seigneur des Anneaux avant de tourner son film. Il s’amuse ainsi à filmer les grands espaces de la Croatie, et à passer au-dessus des arbres pour mieux en révéler la beauté.

    Et puis, comme dans le long métrage de Neil Marshall, l’histoire bascule dans le survival-horror pur. Et là, ça devient vraiment mauvais. On n’y croit pas une seconde (la fin, ridicule), ça devient bruyant, trop nerveux. Bref, c’est mauvais. Reste un élément intéressant. Le fait que le réal’ ait situé l’action du film en Europe de l’Est, qui a beaucoup intéressé le cinéma américain ces derniers temps (Hostel, Inland Empire) et même le jeu vidéo (GTA IV et son héros immigré). Comme si cette partie du monde capitalisait à elle seule toutes les peurs…

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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