Mesrine : l’instinct de mort – Jean François Richet

    Mesrine : l’instinct de mort – Jean François Richet

    mesrine-l-instinct-de-mort-22-10-2008-11-gBon film, qui dans l’ensemble, est sauvé par sa mise en scène, fluide et brillante (l’attaque de la prison, superbe). On peut malgré tout regretter un certain classicisme mais aussi une impression que Richet déroule son film sans vraiment s’attarder sur certaines scènes.

    C’est comme s’il voulait enfiler les scènes le plus vite possible, en dire un maximum, à un point tel qu’elles pourraient presque finir par se neutraliser, voire s’annuler. Mais ce serait sans compter sur le talent de monteur de Richet, ainsi que la maîtrise de sa mise en scène (hollywoodienne et en même temps proche des polars français des années 70).

    On retrouve un peu le même problème au niveau des personnages qui peinent à réellement exister, excepté Cassel (excellent) et un Depardieu qui en une scène explose littéralement l’écran. Les autres existent (certains sont mêmes très beaux) mais ne vivent pas totalement. Quoiqu’il en soit, ça promet un second volet palpitant qui devrait se concentrer davantage sur le personnage, son ambiguïté, sa psychologie. Dans cette première partie du diptyque, cette dernière s’avère intéressante (l’Algérie, ses parents…) mais trop rapidement esquissée. A l’image de ce film, qui s’attarde un peu trop sur sa vitesse et moins sur son énergie.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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