Mourir comme un homme – Joao Pedro Rodrigues

    Mourir comme un homme – Joao Pedro Rodrigues

    mourir-comme-un-homme-2010-18774-266843385La plus belle scène de Mourir comme un homme est un plan fixe où l’on y voit des personnages assis dans la forêt. On y entend une chanson magnifique, Calvary, chantée par Babby Dee (sans doute pas un hasard si on pense beaucoup à Antony puisqu’elle a travaillé avec lui). La scène est suspendue dans le temps. Les personnages sont quasiment immobiles et semblent prendre conscience de leur existence. Le calvaire, c’est celui de Tonia, qui aimerait être totalement une femme, alors que son corps rejette le silicone de sa poitrine.

    Le calvaire, j’ai longtemps cru que ça allait être le mien. Le film souffre de problèmes de rythme, de longueur. J’ai rarement été captivé, à part dans cette scène vraiment très belle. Et puis, alors que j’avais l’impression qu’il glisserait sur moi sans parvenir à m’atteindre et que je n’en retiendrais rien, il se trouve que certaines choses m’ont touché (belle montée de l’émotion dans les quarante cinq dernières minutes). Mourir comme un homme a aussi une belle identité, même si l’on pense à Almodovar ou Fassbinder. J’en sors pas conquis, loin de là, mais j’aime la façon dont le film vieillit en moi…

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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