My Brother’s Wedding – Charles Burnett

    My Brother’s Wedding – Charles Burnett

    my_brothers_wedding_01Réalisé en 1983, My Brother’s Wedding ne sort au cinéma qu’aujourd’hui. Intéressant de voir ce film après Le Petit Fugitif avec lequel il partage un style néo-réaliste. My Brother’s Wedding nous plonge dans une communauté Watts dans laquelle évolue Pierce dont on va suivre le parcours. Tous les acteurs sont noirs dans le film, de la même façon qu’un autre film serait composé de personnages à la couleur de peau blanche.

    Le film est une succession de scènes qui n’ont pas nécessairement de liens. Le montage est abrupte. Le réalisateur y dépeint la vie de cette communauté. Une jeune fille vient draguer Pierce sur le seuil de la porte du pressing de ses parents (on pense inévitablement à Two Lovers). Pierce vient récupérer le faitout de sa mère chez sa tante. Il s’occupe de donner les médicaments à ses grands parents. Il leur fait la lecture d’un passage de la Bible. Charles Burnette laisse ainsi de côté la violence sociale. On la ressent mais elle n’est jamais véritablement montrée, à l’exception d’une courte scène. Elle viendra principalement du frère du « héros » sur le point de se marier à une riche famille, déclarant à sa future femme : « Il n’est pas idiot, il est ghettoisé« .

    Sous fond de musique de jazz dont le film reprend la liberté, comme s’il s’inventait sous nos yeux à chaque nouvelle scène (à l’image de ce faux combat improvisé par les deux amis), le rôle, inconscient ou non, joué par Pierce dans cette communauté prend peu à peu forme. Le choix final qui s’impose à lui confirme cet état de faits. Pas sûr que, lui, soit prêt à tenir ce rôle…

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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