No Pain No Gain – Michael Bay

    No Pain No Gain – Michael Bay

    pain-and-gain-wahlberg-the-rock-johnsonLe principal problème de No Pain No Gain (Pain & Gain en VO), c’est qu’il a vingt ans de retard. Inspiré de faits réels, le scénario du film prend place en 1995. Daniel Lugo est entraîneur dans une salle de gym et estime que, lui aussi, a le droit de vivre le « rêve américain », comme ses clients qu’il entraîne tous les jours. Il décide d’ailleurs de s’en prendre à l’un d’eux, Victor Kershaw. Son plan, le kidnapper et le forcer à lui transférer toute sa fortune, avec l’aide de deux complices aussi idiots que lui.

    Avec son humour noir, No Pain No Gain rappelle très fortement les Coen des années 90 (Fargo, surtout). La bonne idée ici, c’est que Michael Bay filme cette histoire comme il filme Transformers. La limite de cette idée, c’est que ça reste du Michael Bay. Mais le traitement, tout de même moins explosif qu’à l’accoutumée, bien que toujours aussi syncopé, n’est pas inintéressant. Disons que le style hétéro-beauf du réalisateur de The Rock s’accorde remarquablement à la bêtise des personnages. Le souci, c’est que Bay n’en semble pas conscient. De fait, le regard qu’il porte est difficilement saisissable. Le cinéaste semble parfois simplement consterné et amusé face aux actions stupides des héros et en même temps les regarder de haut, avec cynisme.

    Trop long dans sa dernière partie (comme souvent chez Michael Bay, le trop-plein de sa mise en scène finit par épuiser), No Pain No Gain vaut surtout pour les prestations de Mark Wahlberg et Dwayne Johnson, qui excellent dans le registre burlesque. Tous deux parviennent à donner vie à ses culturistes littéralement  avalés puis recrachés par un système auquel ils ont voulu appartenir.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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