Public Enemies – Michael Mann

    Public Enemies – Michael Mann

    public_enemies (4)L’impression d’assister à la naissance d’un pays, en reprenant à son compte le film de gangsters. On se croirait dans un western mais dans les années 30, avec le shérif qui devient agent fédéral bien qu’il fasse tout de même appel à des mercenaires pour traquer Dillinger. Il y a vraiment le témoignage de l’émergence de quelque chose (la technologie mise en place pour la capture), d’un basculement dans l’histoire du pays.

    A côté de ça, comme toujours chez Mann, le film parle de solitude (thème qui me touche énormément). Et c’est peut-être encore plus fort que dans ses précédents films, ici. Chaque personnage semble irrémédiablement condamné à finir seul (ou mort). Et c’est surtout la destinée de Dillinger qui me touche, avec cette incroyable scène dans l’hôtel de police puis dans le cinéma. Ce besoin d’exister même s’il faut en passer par une mort certaine.

    Bon et comme d’habitude, je suis admiratif de la mise en scène de Mann, aérienne, électrique, douce, toute en flottements… Qu’est-ce qu’il filme bien, bon dieu. Et puis, j’adore sa façon de conclure ses films (quelle dernière scène !!!). Et un mot sur Johnny Depp qui trouve l’un de ses meilleurs rôles et surtout qui offre une composition quasiment inédite chez lui (Dead Man, excepté. Le film aurait d’ailleurs pu s’appeler ainsi). Il est remarquable.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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    1 Commentaire

    1. ConiP · 8 juillet 2013 Répondre

      Joli billet.
      Rien a ajouter si ce n’est que ce film est du cinéma, du vrai!

    Défendez votre point de vue