Rush – Ron Howard

    Rush – Ron Howard

    RUSHSur le papier, on ne peut pas dire que Rush fasse rêver. Soit un film de Formule 1 réalisé par Ron Howard  (pas un tâcheron mais pas vraiment un grand réalisateur), dont l’affiche moisie n’arrangeait rien, bien au contraire. Pour toutes ses raisons – et peut-être d’autres aussi -, vous l’avez soigneusement évité. Une erreur qu’il va falloir réparer.

    D’abord parce que, ouf, Ron Howard ne fait pas de la Formule 1 son sujet principal. Car si Rush apparaît de prime abord comme la spectaculaire histoire d’une compétition sportive (quasiment un genre en soi), dont on pourrait d’ailleurs se contenter, le film dépasse largement son sujet. La rivalité entre les deux pilotes révèle surtout le questionnement existentiel de deux hommes qui, en affrontant la mort, cherchent surtout à trouver leur place dans le monde. Ce qui est également intéressant ici, c’est que si les deux personnages partagent la même angoisse existentielle, ainsi que le même objectif (devenir champion du monde), ils ont des caractères diamétralement opposés. Tous les deux semblent prêts à mourir pour leur sport mais l’un le fait avec une insouciance totale alors que l’autre fait preuve d’une rigueur incroyable. On n’en dira pas plus si jamais vous ne connaissez pas l’histoire réelle de ces deux pilotes.

    A cela, il faut ajouter la très belle mise en scène de Ron Howard, qui signe ici son meilleur film. Aidé par la très belle bande-son d’Hans Zimmer, le réalisateur d’Apollo 13 parvient brillamment à retranscrire l’effervescence et le frisson d’une course de Formule 1, que l’on n’avait jamais trouvé aussi passionnant. A chacune d’elle, la tension monte immédiatement d’un cran et Rush de nous scotcher littéralement à notre siège.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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