Top David Fincher

    Top David Fincher

    Fight_Club_2Je m’attaque ici à l’un de mes cinéastes fétiches, que je considère par ailleurs comme l’un des plus talentueux réalisateurs américains en activité. Souvent décrié parce qu’il venait de la pub et du clip, David Fincher bénéficie aujourd’hui d’une véritable reconnaissance, que ce soit auprès de ses pairs ou de la critique. Il a pourtant fallu attendre 2007, et la sortie de Zodiac pour qu’une telle reconnaissance voit le jour. Son cinéma s’avérait plus posé, moins dans la démonstration. Surtout, il signait ici un grand film d’enquêtes dans la lignée des Hommes du Président de Alan J. Pakula. Objectivement, c’est peut-être à ce jour son chef-d’oeuvre.

    Mais pour de multiples raisons, Fight Club reste encore mon préféré. Avant tout pour son incroyable richesse, son caractère insaisissable, si bien qu’on peut l’appréhender de différentes façons. On peut le voir comme une comédie romantique, comme un thriller mais aussi sous le prisme du refoulement homosexuel. Film de fin de siècle, Fight Club, c’est aussi un scénario génial. Et contrairement à ces films (comme Usual Suspects), qui se dégonflent comme des baudruches dès la deuxième vision, le long-métrage de Fincher se doit d’être vu au moins deux fois et se bonifie au fil des séances.

    Derrière, on retrouve ces deux derniers films. Les excellents The Social Network et Millenium, lesquels confirment que David Fincher est un brillant sociologue, en plus d’être un immense cinéaste. Il vient ensuite Alien 3, son premier film. Imparfait sans doute, mais j’aime sa violence et sa noirceur absolue. Il détruit tout ce que James Cameron avait construit en un générique avant de sacrifier son héroïne. C’est très fort. Et puis, déjà, on y retrouve quelques-unes des thématiques du réalisateur (survie, féminité, maternité…). Je précise que j’aime à peu près tous ses films même si certains sont à l’évidence moins bons que d’autres. Mais j’aime l’exercice hitchcockien de Panic Room, le romanesque de L’Étrange histoire de Benjamin Button, le pessimisme de Seven ou encore le ludisme manipulateur de The Game. Tous forment en soi une oeuvre cohérente, ayant su évoluer, et qui nous réserve, je l’espère, encore bien des surprises.

    Mon top David Fincher :

    1. Fight Club (1999)
    2. Zodiac (2007)
    3. The Social Network (2010)
    4. Millenium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes (2012)
    5. Alien 3 (1992)
    6. Seven (1996)
    7. Panic Room (2002)
    8. L’Étrange histoire de Benjamin Button (2009)
    9. The Game (1997)

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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