Under the Dome – Saison 1 – CBS

    Under the Dome – Saison 1 – CBS

    ManhuntÇa y est, Under the Dome vient de conclure sa première saison aux Etats-Unis. Un véritable succès pour CBS, un véritable calvaire pour le spectateur. Produite (entre autres) par Steven Spielberg (qui n’aura produit que de la merde ces derniers temps à la télévision), la série s’intéresse à la petite ville de Chester’s Mill qui se retrouve soudainement prisonnière d’un dôme. Adaptation d’un roman de Stephen King, Under the Dome représente à peu près tout ce que l’on peut faire de pire en série télé.

    Le pilote ne laissait déjà que peu de doute quant à la qualité globale du show, dont on se doutait qu’il ne tiendrait en haleine son spectateur qu’à travers la résolution étirée en longueur de son mystère. Dès le début, aucun personnage ne trouve grâce à nos yeux. Au mieux, ils apparaissent antipathiques. Mais le plus souvent, on a juste envie de les gifler tant leurs réactions, ridicules, exaspèrent (mention spéciale à Linda, l’adjointe du shérif, qu’on a tout simplement envie de voir mourir dans d’atroces souffrances tellement son personnage est d’une bêtise abyssale). Plus généralement, tous les protagonistes ont le charisme d’une planche de bois cloutée. Même Dean Norris fait peine à voir (Hank dans Breaking Bad). Il se révèle pourtant être le beau salopard attendu mais la série ne semble jamais conscient de son potentiel.

    A la manière de Lost, Under the Dome mise avant tout sur les relations des personnages, sur leurs comportements vis-à-vis d’un événement exceptionnel, distillant ainsi au compte-goutte les révélations sur l’origine du dôme. Mais comme tous les personnages apparaissent ratés, c’est toute la série qui l’est finalement. Si bien qu’on finit par se foutre complètement de leurs mésaventures, généralement abracadabrantesques. On voit bien ce que les scénaristes essaient de nous dire avec ce dôme, qui révélerait ce qu’il y a de plus mauvais (ou au contraire de meilleur) chez l’être humain, mais rien ne fait sens. Un exemple. Dans je ne sais plus quel épisode, les habitants de Chester’s Mill commencent à piller les magasins, à voler leur prochain, car l’eau commence à se faire rare. La situation dégénère au point que les gens finissent par s’entre-tuer, à se tirer dessus de tous les côtés. Et alors que tout devient incontrôlable, la pluie fait son apparition (il n’avait pas plu depuis l’arrivée du dôme). En un claquement de doigts, alors qu’ils se mettaient sur la tronche il y a encore quelques secondes, tout le monde finit par s’embrasser et se prendre dans les bras pour fêter cette pluie providentielle. Alléluia ! Parce que, bien sûr, la série repose sur des valeurs typiquement américaines où chaque manifestation est bien entendu vue comme un miracle. On passera aussi sur ces séquences « frissons de la honte » où les bons sentiments exacerbés donnent envie d’arracher l’accoudoir de son canapé.

    Une saison 2 a d’ores et déjà été commandée et CBS a annoncé que les scénaristes ont de quoi faire 5 à 7 saisons. Ce sera sans moi…

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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