Ray Donovan – Saison 1 – Showtime

    Ray Donovan – Saison 1 – Showtime

    safe_imageCréé par Ann Biderman, à qui l’on doit déjà l’excellente série Southland, Ray Donovan n’a apparemment pas grand-chose à voir avec cette dernière. Toutefois, le décor reste le même, la ville de Los Angeles, même si on nous entraîne ici plutôt dans ses hauteurs à Hollywood. Ray travaille dans une agence dont l’objectif est de résoudre les problèmes des stars, afin de maquiller la vérité aux yeux des médias. Mais loin d’être une satire sur l’envers du décor à Hollywood, Ray Donovan apparaît avant tout comme une belle série sur la famille, dont la sortie de prison du père de Ray va faire resurgir tous les fantômes du passé.

    Pendant de nombreux épisodes, Ray Donovan avance masquée, jouant intelligemment des non-dits des ses personnages. L’ambiance y est pesante et on sent que tout peut exploser d’un moment à l’autre. Si la série met peut-être justement un peu trop de temps à lâcher les chevaux, cela permet aussi de nous familiariser avec les protagonistes. Et c’est un vrai plaisir que de reconstituer petit à petit le puzzle de la famille Donovan, hantée par le suicide d’une sœur et le viol par un prêtre d’un frère. Avec au milieu de tout ça, le père de famille, interprété par un Jon Voight magistral, personnage pathétique et détestable prêt à tout pour reprendre sa place.

    Le portrait qui est fait des personnages est remarquable, notamment dans la manière dont la série met en lumière leurs failles, qu’elles soient physiques ou non : le début d’un syndrome de Parkinson chez Terry, l’alcoolisme chez Bunchy. Même le mutisme de Ray Donovan (Liev Schreiber, impeccable) traduit chez lui un mal-être refoulé. De toute cette noirceur, il en ressort une tension palpable à chaque instant, et qui s’évacue lors des géniales scènes de confrontations, de plus en plus violentes au fil des épisodes. Si Ray Donovan n’est pas encore une grande série (elle en a le potentiel), elle a su remarquablement attirer notre attention par sa noirceur et son identité. On ne manquera pas la saison 2.

    Journaliste. Passionné de cinéma, boulimique de séries télé et accroc aux jeux vidéo. Ne peut s'empêcher de donner son avis sur tout ce qu'il voit et sur tout ce qu'il joue.

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    1 Commentaire

    1. Top Showtime | Critikall : Cinéma, Série, Jeu vidéo. · 15 novembre 2013 Répondre

      […] la quatrième place, j’ai mis Ray Donovan qui m’a beaucoup plus après une première saison. Là aussi, j’en ai déjà parlé. […]

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